Mon enfant, mon amour


Il ne faut pas que tu aies peur

Mon enfant, mon amour

Si je ressens de la douleur

Certaines nuits certains jours

Ce n’est juste que de la peur

Face à tout cet amour, celui dont tu m’emplis

Mon enfant, mon amour

Je n’ai pas mesuré la force

Mon enfant, mon amour

Si j’ai libéré l’écorce

Qui me tiraillait le jour

Il aura fallu cette amorce

De te voir prendre le jour, celui du premier souffle

Mon enfant, mon amour

De cet instinct protecteur

Mon enfant, mon amour

Je n’en mesurais pas l’ampleur

Perdu dans mon parcours

Il aura fallu ton pleur

Celui du premier jour, il aura fallu ta main

Mon enfant, mon amour

Si j’aimais déjà ta mère

Mon enfant, mon amour

Je ne la savais pas guerrière

Je la croyais seulement velours

Il aura fallu ta chair

Il aura fallu ton tour, pour que je comprenne ses chagrins

Mon enfant, mon amour

Le lien de la chair et du sang

Mon enfant, mon amour

Ne sont pas qu’en apparence

Tu le comprendras un jour

Il aura fallu que je le sente

Pour les comprendre à mon tour, ces liens qui me tourmentent

Mon enfant, mon amour

Autour de toi tourne le monde

Mon enfant, mon amour

Je t’ai lancé dans la ronde

Sans en dessiner les contours

Il aura fallu que je vagabonde

Pour comprendre sans détour, que je n’serai pas ton tout

Mon enfant, mon amour

Ce lien qui nous unit

Mon enfant, mon amour

Me donne le vertige

Me fait dire sans retour

Qu’il aura fallu ta vie

Pour aimer sans demi-tour, connaitre le père que je suis

Mon enfant, mon amour


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